Vendredi Saint

Nous vous proposons un temps de louange afin de nous rappeler le sacrifice de Jésus, son Don inestimable à la croix. Remercions-le d'être allé jusqu'au bout, lui qui a tenu ferme face à l'ennemi et qui a finalement accompli la pleine Volonté de son Père.



L'expiation du Christ

Le thème de l'expiation se retrouve dans toute la Bible et il est d'une importance telle que l'essentiel du christianisme ne peut être saisi sans cette vérité capitale. Ce point est le cœur même de l'Evangile : "Christ est mort pour nos péchés" (1 Corinthiens 15.3). Cependant, beaucoup de gens qui s'appellent chrétiens ignorent la portée merveilleuse de cette affirmation biblique.

Jésus est venu pour "sauver les pécheurs" (1 Timothée 1.15); mais comment ? Il nous sauve par sa mort expiatoire. Pour que les pécheurs soient sauvés, deux choses sont indispensables : l'expiation, qui est la base objective du salut et la conversion, qui est le moyen subjectif de recevoir le salut.


Expiation – pourquoi?

Jésus n'aurait pas subi le supplice de la croix si cela ne s'était pas avéré nécessaire. Ce fut le sens de sa prière dans le jardin de Gethsémané : " Père, s'il y a un autre moyen de sauver le monde, trouve ce moyen; sinon je suis prêt à subir la croix." Mais, il n'y avait pas d'autre moyen.

L'apôtre Paul confirme la nécessité de la croix face à l'impossibilité pour l'homme de se sauver par ses propres œuvres : "Si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain» (Galates 2.21). La loi, nous l'avons vu, condamne l'homme pour ses transgressions et n'offre aucun espoir de salut. Elle proclame la sentence de mort pour tout homme pécheur.

Dieu est éternellement juste et de ce fait maintient la justice de sa loi qui doit sanctionner justement les pécheurs. S'il désire sauver les pécheurs de leur juste punition, cela doit se faire par le moyen d'un sacrifice expiatoire. Sans un tel sacrifice, la peine de mort doit tomber sur les pécheurs. Par la mort expiatoire de Son Fils, Dieu a agi pour obtenir le salut des hommes, sans désavouer sa justice absolue.


Expiation – selon quelle initiative?

Partout, les consciences des hommes éprouvent un sentiment de culpabilité à cause de leurs fautes et une crainte d'une punition juste. Certaines religions en témoignent en encourageant les hommes à faire expiation pour réparer leurs torts. L'homme sent qu'il a offensé les puissances supérieures, divines ou démoniaques, et considère qu'en offrant des sacrifices il pourra apaiser la colère des dieux ou des démons pour écarter le malheur qu'il redoute.

L'enseignement de la Bible diffère de cela en deux points importants. D'abord, il est impossible à l'homme d'expier ses fautes et d'écarter le jugement. La punition qu'il mérite, c'est la peine éternelle : la seule façon pour lui de payer son crime serait d'en subir le juste et éternel châtiment.

Deuxièmement, Lévitique 17.11 et Romains 3.24-26, deux passages bibliques clés pour cette doctrine, enseignent tous deux que l'initiative de l'expiation vient de Dieu et non des hommes. Même dans l'Ancien Testament, ce n'était pas Moïse ni Aaron qui ont inventé le procédé des holocaustes. Dieu Lui-même est celui qui pourvoit le moyen d'expiation. Il le fait par grâce, voyant l'impossibilité pour l'homme d'en sortir jamais par lui-même; et Il le fait parfaitement et à grand prix, en envoyant pour le réaliser son propre Fils, dont seul le sacrifice peut suffire.


Les sacrifices dans l'Ancien Testament

Dieu a exigé des holocaustes à son peuple Israël pour une raison à la fois didactique et prophétique. Les ordonnances relatives à ces offrandes révélaient certains principes d'actions de Dieu, et préparaient ainsi à la venue du Sauveur. Par ce moyen, les hommes pieux ont pu apprendre :

1. La gravité du péché aux yeux d'un Dieu saint.

2. Que le salaire du péché est la mort (Romains 6.23).

3. Que «sans effusion de sang, il n'y a point de pardon» (Hébreux 9.22).

4. Que Dieu permet à un substitut de mourir à la place du pécheur.

5. Que quand l'homme repentant et croyant s'approche de Dieu en ayant offert ce sacrifice, Dieu pardonne et accepte cet homme.

Dieu prenait soin d'inculquer ces principes à son peuple au fil des siècles précédant la venue de son Fils, car son sacrifice allait s'opérer selon les mêmes principes. Mais son sacrifice serait le seul efficace. Le Nouveau Testament précise que les sacrificateurs d'Israël offraient des «sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés» (Hébreux 10.11). Il fallait un meilleur souverain sacrificateur pour agir comme médiateur et un meilleur sacrifice pour expier efficacement le péché.


L'accomplissement en Christ

Le Fils de Dieu, par son incarnation et son obéissance parfaite, est le seul intermédiaire valable entre Dieu et les hommes, Il est le «médiateur de la nouvelle alliance» (Hébreux 9.15).

Dieu établit son «Fils qui est parfait pour l'éternité» (Hébreux.7.28), comme souverain sacrificateur. Or, tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices, «d'où il est nécessaire que celui-ci ait quelque chose à présenter» (Hébreux 8.3). Jésus, étant parfait, n'avait «pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci Il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même» (Hébreux 7.27).

Il est non seulement le sacrificateur et médiateur, mais aussi le sacrifice. Il est l'accomplissement des images qu'étaient les sacrifices sous l'ancienne alliance. Jean-Baptiste dit de Jésus : «Voici l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde» (Jean 1.29). Notre salut est accompli par «l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes» (Hébreux 10.10). «II s'est offert lui-même sans tache à Dieu» et ainsi a «aboli le péché par son sacrifice» (Hébreux 9.26). Les mots «ôter» et «abolir» ne signifient pas que le péché n'existe plus, mais que, par cette expiation parfaite, le problème du péché a trouvé sa solution.


La logique du sang

Dans l'épître aux Hébreux où la comparaison entre le sacerdoce de l'Ancien Testament et l'œuvre expiatoire de Christ est pleinement développée, un principe notable est énoncé : «Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon» (Hébreux 9.22). Lors de l'institution de la Cène, Jésus aussi met l'accent sur son sang versé, comme sur son corps sacrifié. Pourquoi insister sur le sang?

Nous sommes éclairés par Lévitique 17.11 : «La vie de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il serve d'expiation pour votre vie, car c'est par la vie que le sang fait expiation.»

Il est évident que dans ce contexte il s'agit du sang répandu, c'est-à-dire, de la mort de l'animal offert en sacrifice. Le sang des victimes expiatoires (boucs, taureaux, agneaux, chèvres, tourterelles ou pigeons) coulait sur l'autel lors des offrandes.

Mais le sang signifie plus que la mort : il renferme aussi, d'après ce verset, la valeur de la vie de la victime immolée, la vie qui est «dans le sang». C'est par cette vie donnée en sacrifice que le sang accomplit l'expiation, qu'il obtient la satisfaction de la justice divine. Celle-ci déclare : «L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra» (Ezéchiel 18.4). Seule la mort d'une autre âme, le don d'une autre vie, peut expier la faute d'un homme et satisfaire la loi de Dieu.

Dieu a donc donné à l'homme, à l'époque de l'Ancien Testament, la possibilité d'apporter en sacrifice une âme animale à la place de la sienne : la mort était subie par un substitut.

Mais la mort d'un animal n'équivaut pas à celle d'un homme. Cela n'était pas réellement juste. Le Nouveau Testament confirme cela : «Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte le péché» (Hébreux 10.4). Il précise encore que le système préfigurait l'œuvre que Jésus est venu accomplir : «La loi, qui possède une ombre des biens à venir et non l'exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu'on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection» (Hébreux 10.1).

Pour pleinement satisfaire à la justice, un homme doit mourir et non un animal. Mais, les hommes étant tous pécheurs, chacun doit mourir pour ses propres fautes et nul ne peut en racheter un autre. C'est pourquoi le Fils de Dieu est venu, le sang humain coulant dans ses veines, pour mourir à notre place.

Mais Jésus n'est pas seulement homme, capable de se substituer à un seul de ses semblables. Il est Dieu, possédant la vie divine, et quand Il a «livré sa vie en sacrifice pour les péchés» (Esaïe 53.10), c'est son âme, sa vie éternelle et infinie qu'Il offre en libation, un sang humain dont la valeur d'expiation est infinie. Grâce à l'expiation accomplie au prix d'un tel sang, Jésus réalise «par son propre sang... une rédemption éternelle» (Hébreux 9.12), d'une valeur infinie, par laquelle une multitude d'hommes et de femmes peuvent être rachetés, et toutes leurs fautes effacées. «Le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché» (1 Jean 1.7).


«Christ est mort pour nous» (Romains 5.8)

Jésus fut donc à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice expiatoire. Si Jésus est venu s'offrir en sacrifice, c'est pour souffrir à notre place : Il est «mort pour nous». Cette expression signifie que Jésus s'est substitué à nous : nous méritons la mort, non pas Lui, mais Il a accepté de subir notre sort, à notre place, pour nous délivrer de la mort.

Maintes allusions bibliques soulignent cette merveilleuse vérité, notamment en Esaïe 53 où l'œuvre de Jésus est prophétisée : «Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités... L'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous... Il était frappé pour les péchés de mon peuple. Il a livré sa vie en sacrifice pour le péché... Il se chargera de leurs iniquités... Il s'est livré lui-même à la mort... Il a porté les péchés de beaucoup d'hommes» (Esaïe 53.5, 6, 8, 10, 11, 12).

Le Nouveau Testament précise : «Il a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois» (1 Pierre 2.24); même Dieu «l'a fait devenir péché pour nous» (2 Corinthiens 5.21). Voici comment «Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous» (Romains 5.8). «Voici comment l'amour de Dieu a été manifesté envers nous... Il nous a aimés et il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés» (1 Jean 4.9, 10).

Ayant assumé le poids de nos péchés, Jésus a subi la sentence que nous méritions pour nos péchés : «Christ est mort pour nous» (Romains 5.8); «c'est pour le péché qu'Il est mort» (Romains 6.10). «Christ est mort pour nos péchés» (1 Corinthiens 15.3), «livré pour nos offenses» (Romains 4.25).

Une seule conclusion s'impose : Jésus a pris notre place, Il a pris notre péché, Il a pris notre punition. Il est mort pour que, sur la base de son sacrifice, son juste Père puisse accorder le pardon de manière juste, car la peine exigée de notre part par la justice a été subie pour nous dans la personne du substitut parfait que Dieu lui-même nous a donné.

Sans cette mort expiatoire de Jésus, la justice divine n'aurait eu aucun autre choix que de nous damner tous éternellement.

Christian (tiré de Mc Bible)


Verset clé :


" Dieu prouve son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous."

Romains 5.8



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